lundi 26 janvier 2009

Un datacenter écologique à 50 cm sous terre, à Clermont-Ferrand

A l'image du parc d'attraction Vulcania, distant d'une quinzaine de km, I.B.O. a enterré son centre informatique de 450 m². Pour gagner 2°C sur le refroidissement des serveurs.

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Depuis une vingtaine d'années, cette société de services clermontoise comptant 45 personnes se consacre à l'infogérance, partielle ou complète, d'infrastructures de production. Mais uniquement sur site jusqu'à présent, et dans les entreprises de la région (Michelin, Limagrain, Aubert-Duval, Maerck, le Conseil Général...).

Plus que jamais, la tendance est évidemment à l'externalisation, en vue d'une meilleure maîtrise des coûts. I.B.O. devait donc se doter de son propre site d'hébergement. Mais toujours à Clermont-Ferrand, pour garder l'avantage compétitif, car les grands hébergeurs internationaux de la région parisienne ne se prêtent guère à l'accueil des provinciaux. « Pour concrétiser notre idée, explique Frédéric Chaumont, directeur général, nous avons visité un grand nombre d'installations. Nous avons bien vu alors que le gros problème était le refroidissement. »

La question a été étudiée en interne sous toutes les coutures. Puis l'idée a germé de s'inspirer de Vulcania, le parc d'attraction souterrain situé à une quinzaine de km de Clermont-Ferrand. Rien qu'en enterrant la salle blanche avec ses groupes d'eau glacée à 50 cm sous terre, on obtient 2°C en moins à refroidir. Ce qui diminuerait de 7 à 8 % la dépense énergétique de climatisation par rapport aux salles blanches conventionnelles. Complétée par l'emploi des technologies dernier cri de serveurs lames HP, de virtualisation VMware, de refroidissement par eau glacée intégré aux baies et de free cooling, l'économie devrait atteindre les 30-40 %.

Grâce à ce concept, I.B.O. a décroché un label vert, qui lui a valu des aides de la Région Auvergne, d'Oséo Innovation et de Michelin. L'économie escomptée, cependant, n'a pas encore pu être démontrée, puisque la première salle blanche de 150 m², conçue pour accueillir un millier de serveurs dans 18 baies APC (groupe Schneider Electric), vient seulement d'être viabilisée et attend encore ses premiers clients.

I.B.O., en tout cas, a vu large, puisqu'une deuxième salle de 150 m² est déjà tenue en réserve. L'infogérant offre également quelque 150 m² pour l'accueil des équipes techniques de ses clients. « Nous ne serons pas un hébergeur Internet, souligne Frédéric Chaumont. Nos salles enterrées seront réservées à des serveurs de production, à la sauvegarde à distance et à la reprise d'activité. »

A La Ciotat, APC vient d'équiper un autre nouvel entrant régional, ASP Serveur, qui s'est installé dans un bâtiment industriel rénové de 2 000 m².
A Grenoble, APC participe avec Intel à l'élaboration du nouveau 'datacenter' éco-performant du groupe Business&Decision. « Le marché de l'hébergement reste très soutenu en France », commente Jacques Perrothat, directeur, pour la France, de l'activité Solutions Data Center de l'équipementier.

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