vendredi 4 janvier 2008

CNRS + IBM = un accord pour l'acquisition d'un supercalculateur qui dotera la France de la troisième plus grosse puissance de calcul au monde : 207 TF

Le CNRS se dote d'un nouveau supercalculateur

PARIS (AFP) — Le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) a conclu avec IBM un accord pour l'acquisition d'un supercalculateur qui dotera la France de la troisième plus grosse puissance de calcul au monde, hors usages militaires, a annoncé jeudi le ministère de la Recherche.

La machine doit porter la capacité totale de calcul française à 207 teraflops (un teraflop équivaut à mille milliards d'opérations par seconde) soit le troisième rang mondial "après les Etats-Unis et l'Allemagne", selon le ministère de la Recherche.

Ce nouveau supercalculateur "vient renforcer la capacité nationale de calcul mise à disposition de la communauté scientifique, quels que soient les établissements d'appartenance ou les disciplines", précise le ministère. Il s'intègrera également dans le réseau de calculateurs européens.

L'accord sera formellement annoncé lundi par la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse, la présidente du CNRS Catherine Bréchignac et le président d'IBM France Daniel Chaffraix.


Autre source : http://www.silicon.fr

Le CNRS, avec 10 IBM Blue Gene/P, hisse la France au 3è rang mondial

07-01-2008 Par Pierre Mangin

Le CNRS redore son blason en se dotant d'une batterie de 10 supercalculateurs IBM et 8 systèmes Power 6, ce qui hisse la France au 3è rang mondial, hors secteur militaire

Le fleuron de la recherche française, tant chahuté par des rivalités au sein de son 'top-management' fin 2005, peut se féliciter de revigorer son image.
L'annonce de son accord avec IBM a été rehaussé par une déclaration de Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
Il est vrai que, grâce à ce contrat, la France se retrouve propulsée au 3è rang mondial des plates-formes de calculateurs dans la recherche (hors utilisation à des fins militaires).
Autre information clé à retenir: la nouvelle plate-forme du CNRS sera ouverte au secteur privé.
Avec l'acquisition des méga-ordinateurs, détaillée ce 7 janvier, le Centre National de la Recherche Scientifique se redonne des couleurs.
Il officialise un accord signé avec IBM pour l'acquisition et le déploiement d'une plate-forme impressionnante de 10 supercalculateurs.

Le CNRS, à travers l'IDRIS (son centre de calcul à Orsay) collabore avec IBM depuis 2000 en mettant à disposition des supercalculateurs de pointe.

Une puissance de calcul multipliée par 30
La nouvelle plate-forme, en cours d'installation, comptera pas moins de 10 "armoires" IBM Blue Gene/P dès la fin de ce mois de janvier auxquelles s'ajouteront, en juillet prochain, 8 racks IBM Power 6.
Ainsi, le centre de calcul du CNRS va multiplier sa capacité de traitement par 30 ! en passant de 6,7 teraflops à 207 teraflops (ce qui signifie des centaines de milliers de milliards de calculs à la seconde!)

Les responsables du CNRS se félicitent également d'un rapport consommation d'électricité/ puissance "le plus bas du marché, actuellement".

Cet investissement s'inscrit dans le programme "Grand équipement national de calcul intensif", programme ouvert à tous les chercheurs, du secteur public mais également, c'est nouveau, aux entreprises privées.
"Le CNRS donne ainsi aux acteurs de la recherche française les moyens de préparer l'avenir en portant leurs applications sur des architectures qui donneront naissance aux futurs systèmes de calcul mesurés en 'petaflops' (ou millions de milliards d'opérations à la seconde!)".

Des simulations sur le réchauffement climatiques...
L'objectif principal de cet investissement est de mettre à la disposition des chercheurs, publics et privés, une puissance de calcul suffisante notamment pour réaliser des simulations numériques et des calculs de haute performance.
Citons, par exemple, les recherches sur le climat, le calcul des hypothèses sur le réchauffement climatique. Dans ces applications, il faut pouvoir "quantifier la probabilité d'événements extrêmes et simuler leur impact sur les écosystèmes", comme l'explique un chercheur.

... ou la pollution des hydrocarbures
Autre exemple, dans le secteur de la chimie: il peut s'agir de calcul intensif pour des applications industrielles. Citons la combustion dans l'air des hydrocarbures usuels: elle fait intervenir plusieurs centaines d'espèces chimiques et quelques milliers de réactions élémentaires.
Une augmentation d'un facteur 100 de la puissance de calcul va permettre de mieux comprendre et mieux contrôler ces mécanismes.

Autre source :


La France se dote du 3e supercalculateur le plus puissant au monde
Le CNRS fait l'acquisition d'une infrastructure IBM capable d'atteindre une puissance de calcul maximale de 207 téraflops.

Gilbert Kallenborn , 01net., le 07/01/2008 à 17h30




Le CNRS vient de rendre publique l'acquisition d'un supercalculateur de marque IBM qui, avec une puissance de crête théorique de 207 téraflops (soit 207 000 milliards d'opérations par seconde), sera désormais le troisième ordinateur civil le plus puissant au monde. Seuls les centres de recherche de Juelich en Allemagne et de Livermore aux États-unis seront mieux équipés, avec des machines respectivement de 223 et de 596 téraflops.

« La France avait un retard dans le domaine du calcul intensif. Cette acquisition est une première étape dans le rattrapage de ce retard. Elle permettra de rendre le pays plus attractif, notamment pour les chercheurs », explique Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, lors d'une conférence de presse.

Un ordinateur de 25 millions d'euros

Dans la course aux supercalculateurs, l'Hexagone n'arrivait jusqu'à présent qu'en 19e position, avec son infrastructure Bull Novascale de 52 téraflops au CEA. Le CNRS lui-même ne disposait que d'une puissance de calcul maximale de 6,7 téraflops. Un supercalculateur IBM de 5,7 téraflops a, par ailleurs, été inauguré en novembre dernier au centre de recherche Cerfacs.

Ce bond spectaculaire vers la troisième position du classement est loin d'être gratuit. Cette acquisition, qui ne s'est pas faite par un appel d'offres mais par une négociation directe, coûte près de 25 millions d'euros. 90 % sont financés sur les fonds propres du CNRS et 10 % sont fournis par l'Institut de France. La somme totale recouvre le coût du matériel et une maintenance sur 4 ans.

Une architecture hybride

L'infrastructure elle-même est assez originale, car elle résulte de l'intégration de deux machines. La première est basée sur 10 racks de Blue Gene P, le dernier modèle de la gamme de supercalculateurs d'IBM. Ce système est destiné aux applications massivement parallèles et permet d'atteindre 139 téraflops grâce à la mise en réseau de 40 480 processeurs de moyenne cadence (800 MHz). Il tourne sous Linux.

La seconde machine dispose de 8 racks Power 6 permettant d'atteindre une puissance maximale de 68 teraflops. Elle ne dispose que de 3 584 processeurs, mais ces derniers sont beaucoup plus rapides, avec une cadence de 4,7 GHz. Elle permettra de supporter et optimiser les applications de recherche existantes, dont les calculs climatologiques qui tournent aujourd'hui sur des supercalculateurs vectoriels de marque NEC. Les nouveaux racks Power 6 fonctionnent sous IBM AIX.

Les deux architectures sont reliées par une gestion commune des données, basée sur le système de fichiers General Parallel File System d'IBM. Grâce à cette technologie, les deux composantes vont pouvoir partager 800 teraoctets de données, de manière transparente pour l'utilisateur. Les racks Power 6 seront mis en service dès janvier, les Blue Gene d'ici à l'été prochain. « Le projet n'aura pris que six mois, entre la rédaction du cahier des charges et la mise en service », se félicite Arnold Migus, directeur général du CNRS.

Les entreprises aussi pourront en profiter

Le nouveau supercalculateur sera à disposition pour toute la communauté scientifique française, au travers d'un comité de programmes et une procédure d'appel à projet. Les industriels pourront également profiter de cette formidable infrastructure, mais pour eux, l'utilisation sera payante.

La prochaine étape dans le calcul intensif est le pétaflop (un million de milliards d'opérations par seconde). L'acquisition d'un tel titan de l'informatique pourrait se faire au niveau européen. Un accord en ce sens a été signé le 15 novembre dernier par quatorze pays européens, dont la France. Pour l'instant tout est encore au stade de négociations, mais avec 207 téraflops, l'Etat français a désormais quelques arguments supplémentaires.


Autre source : CNRS

Le CNRS s'équipe du 3ème plus grand supercalculateur au monde

http://www2.cnrs.fr/presse/ - le lundi 07 janvier 2008


Le CNRS et IBM vont mettre à la disposition des chercheurs un très puissant supercalculateur pour mener à bien des simulations numériques et des calculs de haute performance, approche essentielle pour la recherche scientifique du 21ème siècle. Le CNRS propulse la France au premier plan européen et dans le peloton de tête des pays pour la puissance de calcul scientifique : un atout décisif pour notre recherche dans un contexte compétitif en termes d'enjeux économiques et sociétaux.

Le CNRS donne à la recherche française une puissance inégalée de calcul

Cette toute nouvelle puissance de calcul permettra d’aborder des problèmes scientifiques de plus en plus complexes. Par exemple, en matière de recherches sur le climat, répondre aux questions que pose le réchauffement climatique dépend de l’accès à des moyens de calcul intensif. Ceux-ci permettront par exemple de quantifier la probabilité d’événements extrêmes ou d'étudier les impacts sur les écosystèmes. La chimie est aussi un des domaines utilisateur du calcul intensif, que ce soit pour des applications industrielles ou des enjeux de société. Ainsi, la combustion dans l’air des hydrocarbures usuels fait intervenir plusieurs centaines d’espèces chimiques et quelques milliers de réactions élémentaires. Une augmentation d’un facteur 100 de la puissance de calcul devrait permettre de mieux comprendre et contrôler ces mécanismes. On pourra alors aborder l'utilisation optimisée des biocarburants ou encore la minimisation de formation des suies. La biologie est un domaine en émergence dans le domaine du calcul scientifique, en particulier en ce qui concerne la compréhension de mécanismes réactionnels, l’ingénierie des interactions protéine-ligand, le repliement de protéines et de façon générale la simulation de la complexité du vivant, jusqu'aux cellules, aux organes ou aux écosystèmes.

calcul

Depuis 2000, le CNRS, à travers l’IDRIS, son centre national de calcul situé à Orsay, collabore avec IBM pour apporter aux chercheurs des moyens de calculs intensifs toujours plus performants grâce à un environnement de supercalculateurs d’avant-garde. Avec cette nouvelle plateforme qui sera implantée à l'IDRIS, avec dix « armoires » Blue Gene/P dès la fin du mois de janvier et de huit « racks Power 6 » en juillet prochain, le CNRS fait sa révolution et passe d’une puissance de 6,7 Teraflops à un total de 207 Teraflops, soit des centaines de milliers de milliards de calculs à la seconde. Par ailleurs, le système Blue Gene/P et Power 6 présente un rapport « consommation d’énergie/puissance fournie » le plus bas du marché actuellement.

Cette plateforme très attendue par les scientifiques est un véritable changement d’environnement pour la communauté française et préfigure les futurs investissements qui seront réalisés dans le cadre du Grand Equipement National de Calcul Intensif. Avec ce système ouvert à tous les chercheurs, du secteur public ou des entreprises, le CNRS donne aux acteurs de la recherche française les moyens de préparer l'avenir en portant leurs applications sur des architectures qui donneront naissance aux futurs systèmes de calcul "petaflops", c'est-à-dire capables d'exécuter des millions de milliards d'opérations à la seconde.



Salle des séquenceurs. Les produits issus de la réaction de séquençage de l'ADN sont
séparés en fonction de leur taille par électrophorèse dans un des 96 ou 394 capillaires du
séquenceur.
© CNRS Photothèque / Hubert RAGUET


CNRS
Julien Guillaume
Tél : 01 44 96 46 35
E-mail: julien.guillaume@cnrs-dir.fr

Autre source : http://www.itrmanager.com

Calcul scientifique
Grâce au CNRS, la France rattrape une partie de son retard

lundi 07 janvier 2008

20080107_13Par GH. Avec un peu plus de 200 Tflops, le nouveau supercalculateur se place dans les cinq machines les plus puissantes de la planète. Avec l'objectif à moyen terme d'atteindre le Pflops (1000 Tflops). Mais cet ordinateur permet aussi à la France de combler son retard en matière de calcul scientifique. Qu'on en juge, sa puissance pratiquement est égale à celle 17 machines présentes sur le territoire français selon le dernier classement Top500 qui recense les 500 calculateurs les plus rapides au monde. Le tout pour un coût de 25 M€ financé par le CNRS sur fonds propres.

20080107_12Que de monde pour présenter un ordinateur : Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement et de la recherche, Catherine Bréchignac et Arnold Migus, respectivement présidente du CNRS et directeur général et Daniel Chaffraix, pdg d'IBM France étaient réunis au siège du CNRS à cette occasion. Mais les caractéristiques de cette machine sont très inhabituelles. Selon le Top500, elle se situe au troisième rang (le classement évolue très rapidement) des machines les puissantes de la planète dernière deux machines IBM de type BlueGene installées au Lawrence Livermore National Laboratory à Livermore en Californie et au Forschungszentrum Juelich (FZJ) en Allemagne.

Bon pour le CNRS, mais aussi la recherche française

20080107_15Pour le CNRS comme pour la recherche française, c'est un bon en avant considérable, un saut quantique, puisque l'institut de recherche ne disposait jusqu'ici que d'un nain de 7 Tflops qui ne correspondait pas du tout à son rang puisqu'il se situait au 450e rang mondial. Mais c'est aussi une bonne nouvelle pour la recherche française dans son ensemble, c'est également une évolution remarquable car ce système pourra, selon les méthodes en vigueur - évaluation par des comités de programme et des comités scientifiques -, être utilisé par la recherche publique et privée, gratuitement pour la première et selon un mode payant pour la seconde. La mise en oeuvre de ce système a été particulièrement rapide puisqu'il s'est passé moins de 6 mois entre la rédaction du cahier et l'installation de la première composante de la machine. L'équipe du CNRS en charge de ce projet - composée d'acheteurs, de juristes, d'avocats, d'administratif et de finances - a mené une « excellente difficile négociation avec IBM France » a précisé Catherine Bréchignac. Cette machine a été fabriquée à Rochester dans l'Etat de New York. Le projet a fait appel aux compétences d'ingénieurs d'IBM, mais Daniel Chaffraix n'a pas souhaité indiquer la part de la valeur ajoutée apportée par IBM France.

Cette machine qui sera traitée comme un équipement au même titre qu'un accélérateur de particules ou un Synchrotron a été acheté sur fonds propres par le CNRS non pas à la suite d'un appel d'offres, mais selon le dispositif des marchés négociés nouvellement en vigueur dans les organismes de recherche. Rappelons qu'IBM domine assez largement ce marché avec 45 % en nombre de systèmes installé dans le Top500 et en puissance de calcul devant HP. Et l'architecture hybride de la machine a conduit directement vers IBM France comme fournisseur.

Une machine SMP et MPP

Le système installé est dit hybride car il est constitué d'un système SMP (Symmetric MultiProcessor) classique et d'un système MPP (Massive Parallel Processing) BlueGene/P partageant un espace de stockage de 800 To. Fonctionnant sous le système d'exploitation AIX d'IBM, le premier est conçu autour de 8 cabinets Power 6 représentant 3584 processeurs dotés de 18 To de mémoire. Il offre une puissance nominale de 68 Tflops et sera opérationnel en juillet prochain. Le second est un BlueGene/P composé de 10 cabinets regroupant plus de 40 000 processeurs et doté de 20 To de mémoire vive pour une puissance de crête de 139 Tflops. Il est opérationnel dès maintenant. C'est avec ce système que le CNRS vise déjà le Pflops dans un avenir assez proche. Ce système fonctionne sous Linux pour MPP.

Architecture du supercalculateur du CNRS20080107_10

Il était important pour le CNRS de pouvoir disposer des deux architectures pour répondre aux besoins des différents domaines de recherche. La machine SMP est destiné à faire tourner les applications de l'IDRIS (Institut du Développement et des Ressources en Informatique Scientifique). Le centre majeur du CNRS pour le calcul numérique intensif de très haute performance dont la majorité du code possède un niveau de parallélisme dit à gros grain ou utilise un modèle de programmation parallèle à mémoire partagée sur 32 processeurs. Car il ne serait pas pensable de réécrire le code d'applications déjà existantes.

De nombreuses applications scientifiques

« Le système BlueGene/P prépare le futur » selon l'expression de Daniel Chaffraix car il n'existe pas actuellement en France de plate-forme massivement parallèle pour la recherche académique. Mais cette double architecture est transparente pour les utilisateurs car le système est perçu comme un système à image unique.

Cette toute nouvelle puissance de calcul permettra d'aborder des problèmes scientifiques de plus en plus complexes comme par exemple le réchauffement climatique. Ceux-ci permettront par exemple de quantifier la probabilité d'événements extrêmes ou d'étudier les impacts sur les écosystèmes. La chimie est aussi un des domaines utilisateur du calcul intensif, que ce soit pour des applications industrielles ou des enjeux de société. Ainsi, la combustion dans l'air des hydrocarbures usuels fait intervenir plusieurs centaines d'espèces chimiques et quelques milliers de réactions élémentaires. Une augmentation d'un facteur 100 de la puissance de calcul devrait permettre de mieux comprendre et contrôler ces mécanismes. On pourra alors aborder l'utilisation optimisée des biocarburants ou encore la minimisation de formation des suies. La biologie est un domaine en émergence dans le domaine du calcul scientifique, en particulier en ce qui concerne la compréhension de mécanismes réactionnels, l'ingénierie des interactions protéine-ligand, le repliement de protéines et de façon générale la simulation de la complexité du vivant, jusqu'aux cellules, aux organes ou aux écosystèmes.

Différents niveaux de l'indépendance nationale

Cette opération résulte clairement selon Valérie Pécresse de la volonté du gouvernement depuis deux ans de « rattraper son retard » en matière de calcul scientifique. Le Haut Conseil de la science et de la technologie, créé en avril 2006 devrait rendre prochainement son rapport.

La mise en oeuvre de ce supercalculateur doit aussi s'inscrire dans une problématique d'indépendance nationale a rappelé Catherine Bréchignac, tout simplement lorsque l'on sait combien les activités de recherche fondamentale et appliquée d'un pays sont désormais dépendantes de la puissance de calcul dont il dispose. Toutefois, on ne peut que constater que cette notion d'indépendance nationale a connu en quarante ans une évolution significative. Lors du plan calcul lancé en 1996 par le Général De Gaulle, l'objectif était d'assurer exactement d'assurer l'indépendance de la France en matière de gros ordinateurs (soit dit en passant dont la puissance fera bien rire aujourd'hui et en étant inférieure à celle dont on dispose avec un PC de bureau d'aujourd'hui). Ce plan avait été motivé par le refus américain de vendre un supercalculateur Control Data - le leader de l'époque dans ce domaine - à l'armée française en 1963. Des centaines de millions de francs ont été ensuite déversé sur notre informatique nationale pour les résultats que l'on connaît. Bull est le seul fournisseur français restant dont la dimension est bien modeste à l'échelle mondiale et qui dépend en grande part d'IBM en matière de technologie.

Aujourd'hui, il ne s'agit donc plus d'avoir un champion national, mais seulement d'avoir accès de la puissance de calcul via la présence de supercalculateurs présents sur l'Hexagone.

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