jeudi 8 novembre 2007

Chine et pays en voie de développement : l'insécurité qui sort de l'ombre

Le côté sombre de l'Internet et les menaces d'attaques informatiques via Internet, thèmes centraux du discours du directeur du FBI.

Le directeur du FBI Robert Mueller a tenu un discour à l'Université d'État de Pennsylvanie qui laisse un petit goût de guerre numérique. "Si nous perdons Internet, nous ne perdons pas simplement la capacité écrire des emails ou à surfer sur le Web, a-t-il expliqué, Nous perdons aussi et surtout l'accès à nos données. Nous perdons notre cohérence. Nous perdons notre propriété intellectuelle. Nous perdons notre sécurité."

A noter que le FBI a en point de mire les cyber terroristes. Robert Mueller a rappelé l'existence et l'histoire de Younis Tsouli. Le webmaster d'Al Qaeda qui aurait lancé des attaques phishing pour voler des données bancaires. Trois millions de dollars empochés qui auraient ensuite permis de monter un Youtube pour terroriste baptisé You bomb it.
On comprend mieux pourquoi plusieurs pays ont créés récemment des cellules anti-cyber-terroristes : les états unis et l'Allemagne :

L'Allemagne a annoncé la mise en place début 2007 d'une équipe de 50 personnes dédiées à la lutte contre les réseaux terroristes sur Internet. Ces effectifs proviendront pour partie du BKA, et pour partie des services de renseignements intérieurs. Cette cellule travaillera notamment sur la problématique de la propagande islamique propagée sur la Toile.
Cette annonce intervient seulement quelques semaines après la mise en ligne d'un magazine électronique en langue arabe à destination des djihadistes, le "Technical Mujahid", traitant de sécurité informatique pratique. La première édition de ce journal électronique aborde des thèmes tels que la cryptographie, les moyens de communication furtifs, le GPS, ou encore la géo localisation d'un téléphone mobile -- à l'appui, une démonstration technique provenant d'Irak. On voit ici tout l'intérêt que représente Internet pour les mouvances radicales islamistes : Internet représente une caisse de résonnance unique, permettant de diffuser en grande quantité propagande et savoir-faire pratique afin de permettre la formation de cellules terroristes autonomes.

A titre de comparaison, en France, ce sont près de 600 gendarmes et policiers qui devraient, d'ici début 2007, adresser la problématique de la cybercriminalité au sens large. Ces effectifs se répartissent entre le BEFTI, l'OCLCTIC, l'IRCGN, la DCSSI et les différents services de renseignement.

La cyber-guerre ne fait que commencer !




Aucun commentaire: